Sommaire de l'article
- Vue d’ensemble : le plan en un coup d’œil
- Avant de partir : arriver, se déplacer, dormir
- Arriver à Tokyo
- Se déplacer entre Tokyo, Hakone et le Fuji
- Où dormir
- Jour 1 : arrivée à Tokyo et première promenade
- Asakusa et le temple Senso-ji
- Un premier dîner dans un izakaya
- Jour 2 : Meiji, Shibuya, Shinjuku
- Le sanctuaire Meiji et le parc de Yoyogi
- Shibuya et Harajuku
- Shinjuku et la vue sur la ville
- Jour 3 : de Tokyo à Hakone, le lac Ashi et l’onsen
- La boucle de Hakone
- Une nuit en ryokan avec onsen
- Jour 4 : Hakone, puis les cinq lacs du mont Fuji
- Le trajet vers Kawaguchiko
- Les cinq lacs et les points de vue
- Jour 5 : dernières vues et retour à Tokyo
- Retour vers Tokyo
- Que faire si vous avez une demi-journée de plus
- Budget : combien prévoir pour ces cinq jours
- Les erreurs à éviter
- Variantes selon votre profil
- Et après ce circuit ?
- Conclusion
Tokyo, Hakone et le mont Fuji forment l’un des tout premiers circuits que l’on construit pour un voyage au Japon. En moins d’une semaine, on passe de la plus grande métropole du monde à des sources chaudes de montagne, puis aux lacs qui font face au volcan le plus célèbre du pays. Les distances sont courtes, les transports efficaces et la variété des paysages est remarquable.
Cet itinéraire de cinq jours s’adresse à celles et ceux qui découvrent le Japon, qui disposent d’une durée limitée ou qui veulent ajouter un module « Kanto et Fuji » à un séjour plus long, par exemple notre itinéraire de deux semaines au Japon. Les durées de trajet sont indiquées de manière approximative : vérifiez toujours les horaires du jour dans une application de navigation, car les correspondances varient selon la saison et le trafic.
Vue d’ensemble : le plan en un coup d’œil
Voici la structure retenue, que vous pouvez adapter à votre rythme :
- Jour 1 : arrivée à Tokyo, premier contact avec la ville (Asakusa, puis un quartier lumineux le soir).
- Jour 2 : Tokyo : sanctuaire Meiji, Shibuya, Shinjuku et vue panoramique sur la ville.
- Jour 3 : train vers Hakone, lac Ashi, téléphérique et nuit en onsen.
- Jour 4 : Hakone le matin, puis cap sur la région du lac Kawaguchiko et ses vues sur le Fuji.
- Jour 5 : matinée autour des lacs, retour à Tokyo et départ ou nuit supplémentaire.
Cet ordre place les deux jours à Tokyo en premier, pour absorber le décalage horaire dans un cadre où tout est facile (hôtels, restaurants, pharmacies ouvertes tard), avant de passer à la nature. Si votre vol retour part de Tokyo tôt, prévoyez de rentrer la veille au soir.
Avant de partir : arriver, se déplacer, dormir
Arriver à Tokyo
Tokyo est desservie par deux aéroports internationaux, Haneda, plus proche du centre, et Narita, plus éloigné, à l’est. Depuis Haneda, comptez en général une trentaine de minutes de train ou de métro vers le centre ; depuis Narita, plutôt une heure environ avec les trains express. Une carte de transport rechargeable de type IC (Suica, Pasmo) simplifie tous les trajets en métro, en train et dans de nombreux bus : elle existe aussi sur smartphone.
Trouvez votre vol pour Tokyo
Comparez les compagnies et les horaires vers Tokyo (Haneda ou Narita), porte d’entrée habituelle de ce circuit.
Se déplacer entre Tokyo, Hakone et le Fuji
Pour Hakone, la solution classique part de la gare de Shinjuku : un train express de la compagnie Odakyu relie la gare à la région de Hakone-Yumoto en un peu plus d’une heure et demie, avec des services plus confortables à places réservées. Une alternative combine Shinkansen et lignes locales via Odawara, un peu plus rapide mais pas toujours moins chère. Sur place, un forfait local de transports (le Hakone Free Pass, vendu par Odakyu) couvre le train de montagne, le téléphérique, le bateau et les bus de la zone ; il se compare facilement avec le prix des tickets à l’unité selon votre programme.
Pour le Fuji, des bus express directs relient Shinjuku et la gare de Tokyo à la zone du lac Kawaguchiko en environ deux heures. Depuis Hakone, il faut en général repasser par Odawara ou Gotemba pour trouver une correspondance en bus : comptez une demi-journée de transport, d’où l’intérêt de partir tôt. Notre article sur les déplacements, le Shinkansen et le JR Pass détaille les options.
Où dormir
Pour les deux premières nuits, choisissez un quartier bien desservi par les lignes de train : Shinjuku, Ueno ou Asakusa sont de bons points de départ pour ce circuit. Notre guide où dormir à Tokyo compare les quartiers selon votre budget. À Hakone, une nuit en ryokan avec bains privés ou communs est le temps fort du séjour ; réservez tôt en automne.
Réservez votre ryokan à Hakone
Ryokan avec onsen, hôtels de montagne et hébergements en bord de lac : vérifiez les disponibilités selon vos dates.
Jour 1 : arrivée à Tokyo et première promenade

Selon l’heure d’arrivée, la première journée sera courte. L’objectif est de déposer les bagages, de manger un morceau et de vous imprégner de l’atmosphère de la ville sans vous imposer un programme chargé. Le décalage horaire avec la France (sept à huit heures selon la saison) se paie vite, et la première nuit est plus réparatrice que n’importe quelle visite.
Asakusa et le temple Senso-ji
Le quartier d’Asakusa est une bonne entrée en matière : c’est l’un des secteurs les plus anciens de la ville, avec le temple Senso-ji, le plus vieux temple de Tokyo, et sa grande porte rouge ornée d’une lanterne géante. L’allée commerçante qui y mène, bordée de boutiques de souvenirs et de friandises, est très fréquentée en journée : venez en fin d’après-midi pour une lumière douce et moins de monde. Le temple est accessible gratuitement et reste agréable à la tombée de la nuit.
Un premier dîner dans un izakaya
Pour le dîner, optez pour un izakaya, une taverne japonaise où l’on partage plusieurs petits plats : brochettes, tempura, poissons grillés, avec une boisson. Notre article sur les boissons japonaises, du saké au thé en passant par l’izakaya vous aidera à vous repérer dans la carte.
Jour 2 : Meiji, Shibuya, Shinjuku
La deuxième journée est dense, mais compacte : tous les sites sont reliés par la ligne circulaire Yamanote, qui fait le tour du centre de Tokyo. Pour aller plus loin, consultez notre guide que faire à Tokyo.
Le sanctuaire Meiji et le parc de Yoyogi
Commencez tôt par le sanctuaire Meiji, consacré à l’empereur Meiji, au cœur d’une grande forêt plantée en plein centre-ville. On y accède par une longue allée sous de hauts portiques en bois : l’ambiance est calme, loin de l’agitation voisine. Les mariages traditionnels y sont fréquents le week-end, ce qui offre de belles occasions d’observer (de loin, et sans gêner) des tenues cérémonielles. Le parc de Yoyogi, juste à côté, est un lieu de détente apprécié des habitants.
Shibuya et Harajuku
À quelques minutes à pied, la rue Takeshita, à Harajuku, est le cœur de la mode jeune et excentrique. Plus au sud, le carrefour de Shibuya est un spectacle en soi : à chaque feu vert, des centaines de personnes traversent dans toutes les directions. Observez-le depuis un point en hauteur plutôt que de vous noyer dans la foule, notamment au crépuscule.
Shinjuku et la vue sur la ville
L’après-midi, rejoignez Shinjuku, quartier d’affaires et de divertissements. Les observatoires gratuits ou payants des grands bâtiments offrent une vue étendue sur la ville, et, par temps clair, sur le mont Fuji en toile de fond : c’est une bonne façon de tester la visibilité avant de décider de l’ordre des jours suivants. Le soir, les ruelles étroites bordées de petits bars et de gargotes ont beaucoup de charme, mais les prix et les règles de certains établissements varient : lisez les cartes affichées à l’entrée.
Jour 3 : de Tokyo à Hakone, le lac Ashi et l’onsen

Partez le matin depuis Shinjuku avec un train express vers Hakone. Sur place, la boucle classique combine plusieurs moyens de transport, ce qui fait tout l’intérêt de la région : un petit train de montagne, un téléphérique, un bateau sur le lac et des bus.
La boucle de Hakone
Le petit train de montagne grimpe à travers la forêt, avec des virages serrés et des ponts au-dessus de vallées verdoyantes (très belles en juin avec les hortensias et en automne avec les érables). Il mène à la zone de Gora, où l’on peut changer pour un funiculaire et un téléphérique qui montent vers Owakudani, une vallée volcanique aux fumerolles soufrées. Une spécialité locale y est vendue : des œufs cuits dans l’eau chaude volcanique, dont la coquille noircit à la cuisson. La vallée peut être fermée temporairement en cas d’émanations de gaz : renseignez-vous sur l’état du téléphérique avant de partir.
Le téléphérique redescend ensuite vers le lac Ashi, où des bateaux aux allures de galions traversent le plan d’eau. Par beau temps, le Fuji se dessine au loin au-dessus de l’eau et des cèdres : c’est l’image classique de la région. Un portique rouge planté dans le lac, appartenant au sanctuaire de Hakone, est l’un de ses motifs les plus photographiés.
Excursion guidée à Hakone et au mont Fuji
Si vous préférez ne pas gérer les correspondances, des excursions à la journée au départ de Tokyo existent.
Une nuit en ryokan avec onsen
Le soir, rejoignez votre ryokan : on vous y accueille en pantoufles, on vous sert souvent un repas de plusieurs plats (kaiseki) et l’on dort sur un futon posé sur des tatamis. Les onsen, ces bains d’eau chaude naturelle, sont l’un des grands plaisirs de la région. Avant de plonger, prenez le temps de lire notre guide sur l’étiquette des onsen au Japon : se laver avant le bain, ne pas entrer avec une serviette dans l’eau et vérifier les règles concernant les tatouages sont des points essentiels.
Jour 4 : Hakone, puis les cinq lacs du mont Fuji

Profitez du matin à Hakone pour un dernier bain, un petit-déjeuner traditionnel ou une visite culturelle : la région compte plusieurs musées d’art, dont un grand musée de sculptures en plein air, qui conviennent bien aux familles et aux amateurs d’art. Puis prenez la route vers la région du Fuji.
Le trajet vers Kawaguchiko
Il n’existe pas de liaison directe simple entre Hakone et le lac Kawaguchiko : la solution la plus pratique consiste à passer par Gotemba ou Odawara avec un bus ou un train, puis à rejoindre Fujiyoshida et le lac par un train local. Comptez plusieurs heures au total, avec des correspondances. Si vous voyez que cela risque de gâcher votre journée, une autre option consiste à retourner à Tokyo en fin de matinée et à repartir en bus express vers le lac : ce n’est pas plus long et c’est souvent plus prévisible.
Les cinq lacs et les points de vue
La région des cinq lacs, au pied du volcan, est une destination à part entière. Le lac Kawaguchiko est le plus facile d’accès, avec ses hôtels, ses restaurants et ses bus panoramiques. Plusieurs points de vue permettent de photographier le Fuji avec un reflet ou un premier plan : la rive nord du lac, un téléphérique qui monte sur une colline voisine, ou encore la pagode de Chureito, près de Fujiyoshida, dont la vue sur le volcan et la pagode est l’une des plus célèbres du pays. Cette vue demande de monter un long escalier : prévoyez de bonnes chaussures.
Si le ciel est couvert, ne vous découragez pas : les cinq lacs sont aussi un lieu de balade, avec des sentiers, des grottes de lave et des villages d’artisans. Et si vous souhaitez dormir au pied du volcan plutôt que de rentrer, une nuit sur place permet de voir le Fuji au lever du jour, souvent le meilleur moment pour le voir dégagé.
Jour 5 : dernières vues et retour à Tokyo
Le dernier matin, levez-vous tôt si la météo le permet : c’est le moment où le ciel est le plus souvent dégagé autour du volcan. Un petit-déjeuner au bord du lac, une promenade sur les rives et un dernier arrêt dans un village voisin occupent agréablement la matinée.
Retour vers Tokyo
Des bus express directs rejoignent Tokyo en environ deux heures, avec des fréquences élevées. Réservez vos billets à l’avance en haute saison, surtout le week-end. Si votre vol part le soir même, calculez large : les embouteillages sur l’autoroute le dimanche en fin de journée peuvent allonger sensiblement le trajet, et il faut ensuite rejoindre l’aéroport.
Que faire si vous avez une demi-journée de plus
Une demi-journée supplémentaire à Tokyo permet de visiter un musée, de flâner dans un quartier plus calme (Yanaka, Kagurazaka) ou d’ajouter un moment de shopping. Pour une journée entière en plus, Kamakura, ville côtière au sud de Tokyo, avec son grand Bouddha et ses temples, est une excursion appréciée, accessible en train depuis la capitale.
Budget : combien prévoir pour ces cinq jours
Les prix varient fortement selon la saison et le niveau de confort ; voyez notre article budget voyage au Japon pour des fourchettes à jour. De façon générale, retenez que :
- L’hébergement est le premier poste de dépense, notamment à Tokyo et pour la nuit en ryokan à Hakone, très demandé en automne et le week-end.
- Les transports sont raisonnables pour Tokyo, plus coûteux pour Hakone (forfait) et le Fuji (bus express).
- Les entrées de temples sont modestes, mais les téléphériques, les bateaux et les musées s’additionnent.
- Les repas peuvent rester abordables (konbini, restaurants de nouilles, cantines de gare) ou grimper rapidement dans les restaurants gastronomiques.
Pensez aussi à vérifier les formalités d’entrée avec notre page sur les formalités pour le Japon et à souscrire une assurance voyage adaptée avant le départ, par exemple auprès de Chapka Direct.
Visites guidées à Tokyo
Quartiers, cuisine de rue, temples : un guide local aide à tirer le meilleur de deux journées dans la capitale.
Les erreurs à éviter
Fixer le Fuji à une journée précise. Le volcan se cache souvent. Gardez une marge, consultez les prévisions la veille et n’hésitez pas à inverser deux jours si le ciel s’annonce dégagé à Hakone ou au lac Kawaguchiko.
Sous-estimer les trajets entre Hakone et le Fuji. Les deux régions sont proches sur la carte, mais les correspondances sont nombreuses. Anticipez une demi-journée de transport et partez tôt.
Trop charger Tokyo. La ville est immense : choisissez deux ou trois quartiers par jour au lieu d’essayer de tout voir.
Oublier l’étiquette. Retirez vos chaussures quand on vous le demande, parlez doucement dans les transports et les temples, et respectez les consignes de photographie. Dans les ryokan, les horaires de repas et de bain sont souvent fixes.
Négliger les réservations. En haute saison (cerisiers, érables, Golden Week début mai), hébergements, bus express et ryokan se remplissent des semaines à l’avance.
Variantes selon votre profil
Si vous voyagez en famille : privilégiez des étapes courtes, un hébergement proche d’une gare et la boucle de Hakone, qui a un côté ludique avec ses trains, ses téléphériques et ses bateaux.
Si vous aimez la randonnée : remplacez une journée à Tokyo par une marche dans les collines de la région du Fuji, ou ajoutez un jour pour explorer les sentiers autour des lacs.
Si vous aimez le calme : voyagez hors saison, privilégiez les départs matinaux et dormez dans un village plutôt qu’au centre des lieux les plus touristiques.
Si vous disposez d’une semaine : ajoutez deux jours à Tokyo et une excursion à Nikko ou Kamakura, ou prolongez vers l’ouest avec un module sur Kyoto grâce à notre itinéraire de cinq jours dans le Kansai.
Et après ce circuit ?
Depuis Tokyo, le Shinkansen rejoint Kyoto en un peu plus de deux heures : c’est la suite logique d’un premier séjour. Pour construire un voyage complet, le guide complet du Japon vous aidera à choisir la bonne combinaison selon votre durée et la saison, et quand partir au Japon vous donnera les meilleures périodes.
Conclusion
En cinq jours, ce circuit offre un contraste rare : l’énergie de Tokyo, la douceur d’une nuit en onsen à Hakone et le face-à-face avec le plus célèbre des volcans japonais. Le secret d’un bon séjour est de rester souple : une journée de météo claire vaut mieux qu’un planning rigide. Vous repartirez avec des images fortes et, très probablement, l’envie d’y revenir.
Questions fréquentes
Cinq jours suffisent-ils pour Tokyo, Hakone et le mont Fuji ?
Oui, pour une première découverte. Deux jours à Tokyo, un jour et une nuit à Hakone, puis une journée dans la région des cinq lacs du Fuji permettent de combiner ville, nature et onsen sans courir. Tokyo mérite davantage de temps si vous aimez les musées et les quartiers variés.
Faut-il un Japan Rail Pass pour cet itinéraire ?
En général non. Les trajets sont courts et se font avec des trains de banlieue, des trains express privés et des bus. Un pass national n'est rentable que si vous enchaînez de longs trajets en Shinkansen. Comparez toujours avec le prix des billets à l'unité et consultez notre guide sur les déplacements.
Peut-on voir le mont Fuji à coup sûr ?
Non, le volcan se cache souvent derrière les nuages, surtout en été et par temps humide. Les meilleures chances se situent en général de l'automne au début du printemps, tôt le matin ou en fin de journée. Prévoyez de la souplesse dans le planning pour échanger deux journées selon la météo.
Faut-il dormir à Hakone ou faire un aller-retour depuis Tokyo ?
Dormir sur place est préférable : cela permet de profiter d'un onsen et d'un ryokan, et d'éviter les retours en train aux heures de pointe. Une seule nuit suffit pour un itinéraire de cinq jours.
Peut-on gravir le mont Fuji pendant ce voyage ?
L'ascension n'est possible que pendant une courte saison estivale, généralement du début de l'été au début de l'automne, avec des règles de réservation et de régulation qui évoluent. Elle demande une vraie préparation et une nuit en altitude : elle ne s'improvise pas dans un itinéraire de cinq jours. Renseignez-vous sur les conditions officielles avant de planifier.
Quelle est la meilleure saison pour ce circuit ?
L'automne (feuillages) et le début du printemps (cerisiers) sont les plus beaux, mais aussi les plus fréquentés. L'hiver offre souvent un ciel dégagé et un Fuji enneigé, avec du froid. L'été est chaud, humide et plus nuageux. Voyez notre article sur quand partir au Japon.